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Jeudi 23 février 2006

Voilà. Mes nouvelles photos sont arrivées. Autre ambiance, plus intimiste que la précédente série. Je souffle. C'est toujours une épreuve (sans jeu de mots aucun) de découvrir ce qu'on a fait.
Mais c'est pour ça que j'aime l'argentique. J'aime ce risque. J'aime le travail sans filet.
Mes objectifs de vacances sont tous atteints, hormis les levers et les couchers de soleil. Tant pis.
Une autre fois.
Publié par Estebàn
à 2006-02-23 12:09:40
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| La photo est ton amie
Mercredi 22 février 2006

Existe-moi
comme si ta vie en dépendait
Existe-moi
à en crever
Existe-moi
pour que plus rien ne m'arrête
Existe-moi
du crépuscule à l'aurore
Car je suis ta chimère
et tu es mon sourcier

Publié par Estebàn
à 2006-02-22 13:57:00
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| La photo est ton amie, La poésie est ton amie
Mardi 21 février 2006
Mon voyage en solo était vraiment bien. Les liens avec le groupe se ressèrent. Tant mieux.
Deux pellicules y sont passées. Leur concert était vraiment chouette.
En attendant les nouvelles photos, voici, pendant quelques jours une sélection, toute personnelle, du concert du mois de décembre au Savoy, à Cork. Vous en retrouverez certaines (et je suis plutôt fier de ça) sur leur site en cliquant ici mais aussi là.



Publié par Estebàn
à 2006-02-21 02:59:56
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| la musique est ton amie, La photo est ton amie
Samedi 21 janvier 2006

Voilà. J'y suis... C'était pas prévu du tout. Ma journée était réglée comme du papier à musique. Mais est montée une impression d'étouffement. Une envie de me barrer, tout simplement.
J'ai pris la voiture, des CDs, ma guitare, et j'ai roulé. Direction le Col de Vence.

Le col de Vence, c'est ça. De l'herbe rase, 1000 mètres d'altitude, un peu de neige, et surtout, du silence. J'en avais besoin. Me suis traîné toute la semaine. Depuis trois jours le film "le secret de Brokeback mountain" me hante. J'ai simplement adoré ce film. J'en reparlerai, plus tard. En attendant, j'avais besoin d'espace, d'entendre ma respiration, d'être seul, d'écouter, d'avoir les poings fermés callés bien au fond de mes poches.

Marcher, à mon rythme. Ecouter la nature. J'étais heureux et triste à la fois. J'ai retrouvé ma mélancolie d'adolescent, ce plaisir de la tristesse, cette attirance pour les moments aigres-doux, doux-amères. Au loin se dispersaient des moutons.
J'étais seul, et j'étais désespérement heureux.

Marcher au milieu de rien, et sentir, à chaque pas, que ma place n'est pas ailleurs, mais bien ici. Savoir que je me suis écouté, que j'ai bien fait de tout foutre en l'air, et de partir tout droit le nez au vent.

Regarder à terre, observer ce qui m'est offert, et l'aimer, profondément.

Sentir la chaleur du soleil sur ma peau, profiter de ses derniers rayons, et laisser à tout prix vagabonder mon esprit, parce que je ne peux faire autrement, et que je sais qu'ainsi, et ainsi seulement, je me soigne. Je lappe mes blessures internes avec application. Je les panse comme je peux, avec application.
Je respire.
Mais déjà, je dois rentrer. Il faudra que je revienne. Je me le promets.
J'ai envie d'écrire, de passer plusieurs jours ici. Pas possible.
Tant pis... Rentrons, alors...

Publié par Estebàn
à 2006-01-21 07:19:26
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Lundi 16 janvier 2006

8h20, à deux pas de mon boulot. Land-art industriel ? Tétris géant ? Je ne sais que choisir...
Publié par Estebàn
à 2006-01-16 10:47:18
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| La photo est ton amie
Mardi 29 novembre 2005
Dans mon post sur ma ballade sur les îles de Lesrins, je parlais d'une passion commune pour deux autres îles que nous avions, Romain (le personnage de mon deuxième roman) et moi-même.
Le fait même de prendre le bateau donne au quotidien une dimension autre. On largue les amarres de ses préoccupations du moment, on quitte ses ports d'attache.

Marie-Galante, du coté de la Guadeloupe, est véritablement une île fascinante. Outre le fait qu'on y produise un rhum extraordinaire (59° tout de même... J'en ai goûté deux : le Bellevue et le Père Labat. Incontestablement, le Bellevue est supérieur. Plus rond, plus fruité, il est délicieux. Cela dit, on trouve le Père Labat en Métropole, à Paris entre autre, et il est bien pour s'initier), on a une idée sur ce qu'était la Guadeloupe il y a une vingtaine d'années. Cette île est encore préservée des infrastructures touristiques. On a envie d'y venir pour voir le temps qui passe. C'est un endroit parfait pour venir écrire un bouquin par exemple. Les plages sont désertes et somptueuses. Ici, c'est la plage du Moustique, et c'est tout doux. Le soleil caressait doucement l'épiderme... un délice.

Inishmore, c'est une des trois îles d'Aran, en Irlande. C'est une autre ambiance, et pourtant, il y a des points communs avec Marie-Galante. D'abord, on garde ce sentiment d'insularité, justement. On est sur une petite surface de terre. On affronte de face les éléments. Ici aussi, peu de structures touristiques (et Inishmore est la plus grosse, et la plus visitée des trois îles. Car si on prend les deux autres...). J'ai eu la chance de passer une nuit sur Inishmore. C'était unique. J'ai tout simplement adoré. J'avais loué un vélo, et parcourir une île ainsi, c'est un pur délice. Et pourtant, c'était en Février, mais le climat m'avait épargné. Envie, là encore, d'écrire des pages entières d'histoires.
Parce que, dans une île, dont un seul regard peut, presque, en épouser l'entièreté, l'existence est radicalement différente. On le sent dès qu'on y accoste, dès qu'on y pose le pied.
C'est, à tous les coups, ce que je recherche.
Publié par Estebàn
à 2005-11-29 03:09:17
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| La photo est ton amie
Vendredi 25 novembre 2005
Romain, c'est le prénom de mon nouveau personnage. Le roman s'appelle, pour le moment, "Angus et les autres".
L'histoire se passe entre Nice, l'Irlande, et un pays musulman qui ressemblera furieusement au Maroc. Trois lieux auxquels je tiens, pour une demi tonne de raison.
Romain, donc, à un moment donné, ira sur des îles au large de Cannes. Il ira précisément sur St Honorat, une petite île qui regroupe une communauté d'une trentaine de moines. Romain et moi partageons la même passion pour les îles. Tout comme Romain, j'adore prendre le bateau pour traverser des bout de mer. Marie-Galante, du coté de la Guadeloupe, Inishmore en Irlande ou encore les îles de Lesrins sont des endroits pour lesquels on a craqué tous les deux.
[Pour ceux qui auraient râté des épisodes précédents, je remettrai des photos de ces deux dernières îles dont je parle; promis, juré...]
Hier, donc, malgré le vent bien vif, j'ai fait une petite virée du coté de Lesrins. Ballade en solitaire avec comme unique compagnon mon personnage.

ça c'est un coté. On aperçoit, au fond, l'Esterel.

Et voilà l'autre coté. La ballade se fait donc autour de l'île. On peut aussi la traverser de part en part. Hier, parce que c'était la morte saison, on était moins de dix sur cette île. Solitude absolue donc, et partage intime, en face à face avec moi-même.

Promenade douce, avec une sieste à la clef, pas loin de là, uniquement bercé par le ressac.

Des idées fourmillent. Et déjà, il est temps de repartir. Mais, j'ai aimé me mettre dans les pas de Romain. J'espère qu'il a aimé se retrouver dans les miens !

Je suis rentré, vanné, mais plus en forme que lorsque je suis parti. Je remonte tranquillement ma pente. Je ne suis pas mécontent, moi...
Publié par Estebàn
à 2005-11-25 07:53:24
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| La photo est ton amie, Mes histoires sont tes amies
Mardi 8 novembre 2005
Envie de partir un peu m'aérer. Me retrouver. Et me voilà dans une gare, du coté des Hautes-Alpes. Cette gare, qui devait fermer, a été récupérée par un collectif, voici des années. Cette gare est devenue un gite. Le train s'y arrête si on fait signe au chauffer. Le train, c'est un ou deux wagons, quatre fois par jour.
Soirée délicieuse et mémorable qui a commencé comme ça :

Les pizzas se sont enchaînées. Et tout ça chatouillait les narines, délicieusement...

Après, forcément, les dégustations ont eu lieu :

Toute la soirée m'a enchanté. Je me suis saisi de mon appareil photo, celui que j'aime, l'argentique. J'ai retrouvé son poids au creux de ma paume. Vieux Practika... Huit mois que je ne l'avais pas sorti de sa pochette. Symbole de voyage, il ne me quitte guère dès que je pars. J'ai tiré des portraits. J'ai ri. J'ai grillé quelques cigarettes (que j'ai callé bien au fond de mes poumons, comme dirait l'ami Charlélie Couture... à qui l'homme découpeur de pizzas ressemble furieusement...).
Le lendemain, j'ai découvert l'automne dans la vallée, et une matinée pleine de soleil, et (encore) de brume. Mon appareil m'a suivi à nouveau. Envie d'écrire, de lire, de faire de la musique.

Qu'il est bon de ne pas faire ressembler un week-end à ses autres week-ends...
Publié par Estebàn
à 2005-11-08 12:30:44
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Mercredi 5 octobre 2005

Un an de blog, c'est aussi l'occasion de me faire un cadeau. Alors, ça y est. a priori, je file en Irlande, à Dublin, voir God is an astronaut, en décembre. Petit saut de puce et projet de voyage. J'adore ça !
Qui m'aime me suive ! ;-)
Publié par Estebàn
à 2005-10-05 06:49:25
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Lundi 3 octobre 2005
Avoir son appareil pratiquement toujours sur soi permet de saisir des moments chouettes. L'oeil s'aiguise et impulse le mouvement et l'action. Hier soir, la lumière était somptueuse. Je me suis donc précipité sur la plage, me doutant que quelque chose d'extraordinaire allait se dérouler. Je n'ai pas été déçu.





Le rideau se referme. Il est l'heure de rentrer et de me préparer pour l'éclipse de soleil du lendemain.

Publié par Estebàn
à 2005-10-03 14:59:25
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Vendredi 30 septembre 2005
Allez, pour une fois, je m'affiche. Je me dévoile un peu. C'était samedi dernier. On était une vingtaine, à la campagne. Une expo pleine de dessins d'enfants. Mon ancienne institutrice nous accueillait. Tous les dessins avaient été faits dans le cadre de ses classes.
L'expo contenait des dessins qui dataient des années 70. C'était plein d'émotion. Chaque dessin avait une histoire. L'histoire de celui que je tiens, c'était l'histoire de Francis. Je ne m'en souviens plus exactement, mais je sais que c'était un gamin avec une histoire pas facile.
La nuit est tombée, petit à petit. Il faisait frais, juste un peu. On a bu un délicieux vin de basilic (promis, je mettrai la recette un de ces jours sur ce blogue) et une sorte de sangria avec des framboises dedans (ça piquait un peu et j'ai adoré). Et puis il y avait des beignets de fleurs d'aubergine, des salades délicieuses, du roquefort fabuleux...
Un grand bol d'amitié.
J'avoue que ce moment m'a fait un bien fou. Et quand je suis parti, encore un peu grisé par l'alcool (je m'en fichais, ce n'est pas moi qui conduisais !), je me suis demandé pourquoi je ne vivais pas plus souvent des moments pareils, et pourquoi je laissais si fréquemment le quotidien sans surprise me closonner autant.
Publié par Estebàn
à 2005-09-30 07:58:24
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Lundi 26 septembre 2005

(Institut du Monde Arabe, Paris)
Faire une photo, comme ça, sans grand effort. C'est ce qui me convaint de me balader sans cesse avec un appareil sur moi. Rester toujours en éveil, comme avec mon carnet et mon stylo. Petit temps volé sur mon temps de travail.
Juste pour savoir que ma journée entière n'a pas été seulement consacrée à autrui; juste pour savoir que mon imagination continue à fonctionner.
Publié par Estebàn
à 2005-09-26 12:26:19
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Dimanche 25 septembre 2005

Croisé un dimanche à Paris, du coté de Montmartre... Envie de m'y réfugier, et d'écrire, pendant des jours et des jours, juste en buvant des litres de thé, et en grignotant des sandwichs.
Du silence, et de l'isolement. Juste ça.
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à 2005-09-25 08:32:23
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Jeudi 22 septembre 2005

Je m'imagine, chaque jour, entrer dans vos vies, comme un voleur. Je m'immisce dans vos pensées, comme vous venez dans les miennes.
Je vous fais sourire, je vous agace et parfois vous indiffère, mais souvent vous revenez. J'ai toujours peur de m'assécher, de vous lasser, et puis un mot de vous me redonne confiance.
Nous avons nos rendez-vous. Pour certains, c'est le matin; pour d'autres, c'est dans le secret de vos nuits. On se connait à peine, et pourtant, je me glisse dans vos chambres et vos regards.
Parfois je rêve de vous rendre visite, de vous saluer, de vous enserrer, de vous aimer.
Je pense à vous, quotidiennement; je tiens à vous, infiniment.
A demain.
Publié par Estebàn
à 2005-09-22 11:36:42
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Lundi 29 août 2005

Parfois le passage de l'orage laisse ses traces...
Publié par Estebàn
à 2005-08-29 11:43:16
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Lundi 15 août 2005

L'appartement palpite de son silence
Le vide est partout
Je devine son souffle, j'entrevois ses formes
L'absence est ma compagne
Pour cette journée encore
Publié par Estebàn
à 2005-08-15 08:28:36
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Jeudi 11 août 2005

Le chat est un animal molasse. En voici encore quelques preuves.

Publié par Estebàn
à 2005-08-11 05:51:44
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Lundi 8 août 2005
Bosser avec des individus, c'est accepter que, pour un temps, pour une seule heure, parfois même moins, se tissent des liens. Ces liens sont par essence ténus, fragiles et éphémères. C'est ce qui fait leur beauté.







(à suivre)
Publié par Estebàn
à 2005-08-08 04:12:17
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Samedi 6 août 2005
L'entre-deux, c'est peut-être ce qui nous caractérise tous. Entre la naissance et la mort, entre le Bien et le Mal, entre l'Ombre et la Lumière.

Parfois, il ne reste plus qu'une mince barrière avant l'inconnu

Nos certitudes se réduisent, et bientôt, notre ponton est vermoulu.

L'ultime gardien veille encore.

L'amer monte, la peur aussi. L'inconnu nous attire. Il est temps de plonger.
(à suivre)
Publié par Estebàn
à 2005-08-06 05:54:05
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Jeudi 4 août 2005

Mon premier dimanche. Jour de repos. Départ pour Cobh (prononcez "Cove"). Vingt minutes de train pour voir la mer.

Petit village de pêcheur bien sympathique et journée splendide.

Pourquoi les façades des maisons Irlandaises sont-elles colorées ? Je pensais que c'était pour trancher avec le climat... On m'a dit que c'était pour reconnaître sa maison facilement quand on rentre du pub, le soir. ça paraît crédible...

Et puis je prends un taxi. M'éloigner un peu pour voir plus.

C'est marée basse. Envie subite de marcher dans l'eau. Je croise un vieil homme. Il trempe sa chemise dans l'eau, l'essore et la trempe encore. Echange de sourires. Et puis il m'explique. Il lave sa chemise et la laisse sécher ensuite sur lui. Comme ça, il transporte avec lui, dans la rue, le goût de la mer... "Taste of the sea". J'aime l'image.

Il est l'heure de rentrer...

Le temps Irlandais reprend ses droits.

Mon dimanche s'achève. Dernière vision de la gare. Demain je bosse.
(à suivre)
Publié par Estebàn
à 2005-08-04 03:09:58
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Mardi 2 août 2005

L'Irlande. Petit pays qui me tient et qui a jeté son ancre dans mon esprit. Nouveau passage, nouvelle visite. Quelques pas en ta compagnie.

Arpenter un jardin du coté de Blarney, en solitaire, à l'ombre de grands arbres, dignes du pays d'Alice. Ombre généreuse et fraiche.

Avancer au hasard, et accepter ce qui m'est offert.

Et puis, au détour d'un bosquet, un manoir...

Aimer le voyage, profondément, parce que le voyage, c'est ça. Avant tout.

Le voyage, c'est reculer ses propres limites et s'ouvrir aux territoires des autres.

(à suivre)
Publié par Estebàn
à 2005-08-02 03:15:19
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Mardi 5 juillet 2005

Week-end d'errence. 1600 bornes aller-retour chez mes parents. Peu importe. J'avais envie.

Crochet hors autoroute. Passage au milieu de champs de lavande. L'air tout entier embaumait...


A l'heure du déjeuner, au détour d'un village, petite trouvaille. Un parc, un lac, plein de carpes. Et un cygne, nonchalent, qui vient partager le repas.

Reprise d'autoroute. Heureusement, la culture est toujours présente... Un sculpteur s'est lâché sur une aire et a érigé une colonne géante abattue...

Arrivée chez mes parents. La campagne est là. C'est aussi pour elle que je suis venu. Le coquelicot, c'est la fleur des anarchistes me glisse mon père. ça ne m'étonne pas. J'adore cette fleur. On ne peut que l'admirer, en aucun cas la cueillir, la mettre dans un vase, l'apprivoiser.

La lumière devient de plus en plus douce. Le crépuscule s'approche à pas de (chien) loup.




Autoportraits en attendant.


Fins de journées. Je souffle.

Voilà les amis. Je repars demain soir pour l'Irlande, du coté de Cork, pendant trois semaines. Demain, dernière chronique et puis pause jusqu'au 28 juillet. Je file avec un projet de roman. Plus de chronique, mais, je continuerai à passer sur vos blogues et à vous lire. Vous allez me manquer.
Publié par Estebàn
à 2005-07-05 03:33:54
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Mercredi 29 juin 2005

Un graffiti qui traînait sur ma route ce matin. Je n'ai pas hésité. J'avais mon appareil sur moi, comme d'autres ont un crayon et du papier.
C'est le fait même de pouvoir photographier qui fait que les sujets se présentent à mes rétines.
Délicieux moment de création volé sur mon temps de travail...
Publié par Estebàn
à 2005-06-29 11:53:06
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Lundi 27 juin 2005

Ceci est une crotte de chien peinte en fluo...

Et ensuite, l'artiste a ajouté un commentaire...

"La vie en rose et merde !"
Moi, ça m'a fait franchement marrer !
Publié par Estebàn
à 2005-06-27 12:51:50
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Vendredi 10 juin 2005

Vu comme ça, c'est surprenant. Cela aurait même un coté Noël. Mais dès qu'on sait que c'est le résultat d'une colonie de chenilles processionnaires, c'est tout de suite plus gore, et ça nous évoque les plus belles heures du cinéma d'épouvante...

Publié par Estebàn
à 2005-06-10 12:14:45
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